Toute l'actualité en Afrique de l'Ouest.
La Commission électorale Indépendante attend certainement que tout brûle et que plus rien de positif ne soit possible après le second tour de l'élection présidentielle qui s'est déroulé dimanche 28 novembre dans les conditions de violence que l'on sait, faisant plus d'une dizaine de morts.Pourquoi tarde t-elle à donner les résultats définitifs afin de limiter les dégats, libérer les Ivoiriens de cette atroce psychose qui enveloppe le pays depuis 48h que les bureaux de vote ont fermés, surtout que seuls deux candidats sont en lice et que les résultats de chaque bureau de vote ont été proclamé puis affichés au même lieu après le dépouillement des urnes effectué sur place.
Le silence lourd de la CEI alimente ce mardi matin des rumeurs des plus alermantes surtout que les journalistes accrédités auprès de l'institution ont été priés de quitter les lieux. Subit-elle des pressions? De qui? Subit-elle des contraintes extérieures? De quoi? Dans la rue, les supputations pessimistes prospèrent ici et là. " Il parait que Gbagbo va dissoudre la CEI et le gouvernement; il parait que le Président de la CEI a échappé cette nuit à un enlèvement; il parait que Gbagbo va s'autoproclamer Président réélu".
Que se passe-t-il? Que se passera-t-il aujourd'hui? Est-il question de voler à un candidat sa victoire? Les Ivoiriens retiennent leur souffle et s'interrogent. Vont-ils assassiner la démocratie et tuer l'espoir?