Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 13:37

DSC00138.jpg  Cette fois, "Radio cancan"avait raison. Mme le ministre de la Santé publique et de la lutte contre le sida est allée à la Pharmacie de la Santé Publique (PSP) se rendre compte qu'effectivement, les médicaments destinés aux hopitaux et autres structures de santé sont détournés par des agents de son département au grand dam des demandeurs de soins gratuits. Avant le constat officiel,des malades se sont vu réfoulés des CHU pour motif de ruptures de stocks. Toute chose qui a fait croire à l'opinion publique que le personnel de santé à tous les niveaux boycotte la gratuité des soins prônée par le Président Alassane Ouattara. Ici et là, on entend dire que la gratuité des soins ne les "arrange" pas. " Eux ne gagnent rien dans ça ". Il en est ainsi dans tous les secteurs. La lutte contre le racket "n'arrange " pas les policiers. "Ils ne gagnent rien dans ça". Lutter contre les barrages non autorisés? Tu parles! "Les FRCI ne gagnent rien dans ça", nourris qu'ils sont à la mamelle du racket et des extorsions de fonds. Mêmes les élèves et étudiants ont appris à conjuguer négativement  le verbe arranger. "Mr, il faut changer la note là; ça ne m'arrange pas". L'administration ivoirienne est lourde? La célérité souhaitée dans le traitement des dossiers "arrange" quels fonctionnaires, des plus haut placés aux plus humbles commis? Les habitudes sont tenaces. Sourtout les mauvaises. Quand le PDCI-RDA régnait, auréolé des attributs d'un parti - Etat, des expressions sont nées et ont prospéré gâce à la pratique des "grilleurs d'arachides" de ces temps là: "Parles bien"  "Ton français là est long", "Fais,nous fait". Quand le week-end s'annonce, les directeurs d'administrations sous tutelle défilent au cabinet pour "saluer le Ministre".Oui, il faut savoir "saluer" celui qui nomme. Au temps du parti unique et même plus tard sous le PDCI, les riches, les propriétaires des villas huppées de Cocody, Attoban etc....n'étaient pas des hommes d'affaires, mais bel et bien des fonctionnaires et agents de l'Etat, ces "grilleurs d'arachide", sangsues de l'Etat.

Dans cette ambiance de ripaille et d'indigestion gastronomique, Alassane Ouattara, alors Gouverneur de la BCEAO arrive, appelé par le Président Houphouet Boigny qui le nomme Premier ministre(une innovation dans le gouvernement ivoirien) en charge de mettre fin au désordre, à la gabégie, restaurer l'équilibre financier de l'Etat pour redonner à la Côte d'Ivoire les atouts pour un redécollage économique. Hormis "les négateurs patentés de l'évidence" expression favorite du Président Bédié, les Ivoiriens reconnaissent  que le Premier Ministre Alassane Ouattara a bien accompli la mission à lui confiée par le père de la Côte d'Ivoire moderne. Ce succès du Premier ministre Alassane Ouattara n'est pas isolé. Le Président Houphouet Boigny venait de faire la preuve que son régime était capable de s'auto-évaluer et prendre les mesures correctives pour avancer vers le progrès et le bien être des Ivoiriens.

 L'avènement du Front Populaire Ivoirien (FPI)au pouvoir avec l'élection de Laurent Gbagbo à la Présidence de la République en octobre 2000 marque le début d'un processus affligeant de "privatisation" de l'administration publique. Ainsi,chaque service publique devient pour les usagers un lieu de péage au profit du fonctionnaire qui y est affecté par l'Etat. Le service publique, c'est une plantation personnelle.

" Se servir et non servir ". Si tel est le dénominateur commun entre les "grilleurs d'arachides" du PDCI et les braqueurs de fonds du FPI, force est de reconnaître que les premiers nommés ont, dans leur infinie bonté, pensé à la Côte d'Ivoire à qui ils ont laissé en héritage les atouts d'un pays en voie d'émergence. Les seconds ne se sont pas contentés de griller les arachides à leur portée, ils ont volé les champs d'arachides.

Que peut faire le Président Alassane Ouattara avec une administration publique qui est devenue au fil des ans et des appétits égoistes une mare aux crocodiles? De 1990 à 1993, sous le parapluie atomique du Président Houphouet Bpoigny, il s'est offert les compétences d'un commando de hauts fonctionnaires issus de la BCEAO qui ont su valoriser les postes stratégiques. Mais la Côte d'Ivoire n'est pas un désert dans le domaine des ressouces humaines.Des cadres compétents, elle en regorge. Pourvu que l'homme qu'il faut soit mis à la place qu'il faut  sans considération politique, ethnique ou religieuse. Pourvu aussi que l'on maintienne activées les deux fonctions essentielles d'une administration qui se veut productive: le contrôle et la sanction.

Partager cet article
Repost0
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 23:47

81373eac3c0615e3580e4eae36ddcb4f-copie-1.jpgAvec le com- mandant Issiaka Ouattara dit Wattao, sommes- nous dans un cas de moindre mal ou de mal nécessaire qui de ce fait, doit s'imposer à tous? En tout cas si l'information que livre France-Soir à ses lecteurs aujourd'hui (22 août)est avérée, les Ivoiriens seront fixés sur la nature de leur armée. Que rapporte le quotidien français? " Un ancien militaire et deux anciens officiers français ont été violemment arrêtés samedi 20 août dans le quartier de Bietry par des Forces Républicaines commandées par le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao". Selon le journal, ils ont étés libérés après une détention "arbitraire" à la Garde Républicaine à la suite d'une intervention de l'ambassade de France auprès du gouvernement. L'un d'eux, un ancien colonel de la gendarmerie,aurait porté plainte dimanche 21 août pour "arrestation arbitraire", "mauvais traitement" et "vol de numéraire", c'est à dire que la somme d'argent qu'il portait sur lui au moment de son arrestation ne lui a pas été restituée à sa libération. Le quotidien français mentionne qu' aucun motif n'a été retenu contre eux.

Si la qualité des victimes intéresse peu de monde, tous les Ivoiriens épris de justice se posent des questions auxquelles des réponses claires doivent être apportées.

 Le commandant Wattao est-il toujours le Com'zone d'Abidjan-Sud cumulativement avec sa nouvelle fonction d'Adjoint au Commandant de la Garde Républicaine? Est-ce le Procureur de la République qui l'a mis en mission? Etait-il muni d'un mandat pour effectuer des arrestations à Biétry? Les mis en cause ont-ils été pris en flagrant délit? Ce commandant ex-FAFN est-il un électron libre à Abidjan qui s'offre des gîtes dans les quartiers résidentiels (zone4, Biétry) de Marcory? Est-il locataire ou propriétaire de ces lieux? Et comment? Est-il sain,normal, que le cortège qui accompagne Wattao dans ses randonnées dans nos rues soit aussi impressionnant de grosses voitures dont le luxe le dispute avec le nombre? Sous quel parapluie s'abrite t-il celui là?

Les Ivoiriens sont choqués. Le 21 juillet, au palais, le Président de la République a livré les orientations générales qui doivent guider les actions des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).Il a surtout donné des consignes à faire respecter par le gotha de l'armée. De cela, Wattao n'a rien entendu. Lui qui n'a pas eu de rival dans le " travaillement " lors du concert du malien Salif Keïta au palais de la culture.

Oui, les Ivoiriens sont choqués.

Partager cet article
Repost0
10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 19:58

blaisecompaore.jpg Dans notre publication du 15 avril dernier, sous le titre "QUI SE CACHE DERRIERE LE MALAISE KAKI? ", nous nous sommes exprimé sur les actes d'insubordination des militaires, accompagnés de violences insupportables sur les civils, les commerçants en particulier. Par une série d'actes répréhensibles, ils ont terni l'image de marque de l'armée burkinabè. Dans la chute de l'article, nous avons écrit ceci " La grogne actuelle est-elle l'expression d'une simple insatisfaction quant aux conditions de vie dans l'armée ou  serait-elle la traduction d'un malaise plus profond prenant sa source dans un projet politique en cours d'élaboration? La deuxième hypothèse parait la plus crédible." Et nous demandions au Président Blaise Compaoré de faire une lecture politique des événements qui ont impliqué négativement son armée.

 Au plan disciplinaire, des sanctions de radiation ont frappé quelques cinq cents militaires.Au plan politique, le Président a ouvert une porte qui reste encore béante. En effet, ayant compris que ces "bruits" avaient sans doute un fondement politique, il décide de recourir à un Conseil Consultatif sur les Réformes Politiques(CCRP) qu'il charge de lui suggérer la conduite à tenir susceptible de combler l'attente de ses compatriotes.

 Le CCRP, fort de 68 personnes représentant toutes les sensibilités socio-politiques; les religieux, la chefferie coutumière, a abordé sans tabou maints  sujets d'intérêt national. A l'issue de 21 jours de travaux, plusieurs propositions sont émises. Elles sont classées en " propositions de réformes consensuelles " d'une part et " propositions de réformes non consensuelles d'autre part. Certaines des propositions seront au coeur des grands débats africains si elles ne le sont déjà. On peut citer ce que le Conseil Consultatif appelle le " STATUT DU CHEF DE L'ETAT". Les consultants burkinabés proposent par consensus " la limitation de l'âge du candidat à l'élection présidentielle en fixant le plancher à 35 ans et le plafond à 70 ans." L'ombre du président Abdoulaye Wade a certainement plané sur les débats.Le verdict est clair, au pays des hommes intègres, il n'y aura pas de vieillard au sommet de l'exécutif. Les  Sénégalais n'en veulent plus, eux qui n'en finissent pas de chahuter Wade prêt à rempiler à 83ans. Question d'âge, le beau Blaise n'a pas de soucis.Né en 1951, si par hypothèse, il fait le forcing pour se faire reélire en 2015, il terminera ce nouveau mandat de cinq ans à l'âge de 64 ans tout en restant  dans la fourchette proposée. Et il pourra toujours rêver de conserver son fauteuil pour les années à venir. Blaise Compaoré est-il près pour l'alternance, vu que 2015 c'est aujourd'hui? C'est la réponse à cette question essentielle que ses compatriotes, les Africains avec, veulent entendre.

L'enfant terrible de Ziniaré convoite t-il un destin de président à vie? Sa longue carrière politique menée tambour battant plaide pour l'affirmative.

Blaise Compaoré prend le pouvoir à Ouagadougou le 15 août 1987 dans un contexte de violence où le Chef d'Etat en fonction Thomas Sankara succombe sous les balles ennemies. Dans sa volonté exprimée d'instaurer un état de droit, il soumet à référendum un projet de constitution qui sera plébiscité en Juin 1991.Sur cette lancée, il remporte en décembre de la même année la première élection présidentielle de la quatrième République de son pays. C'est aussi son premier septennat que les électeurs burkinabès vont renouveler en novembre 1998. Au cours de ce deuxième et dernier septennat constitutionnel qui s'achève en 2005, le parti au pouvoir réussit à ouvrir une brèche dans la loi fondamentale en obtenant sa révision en 1997 par laquelle la clause limitative de deux septennats disparait. Plus rien ne s'oppose à la perpétuation du régime. Mais l'assassinat du très populaire journaliste Norbert Zongo le 13 décembre 1998 - toujours non élucidé - enflamme l'opinion publique, met le régime sous forte pression. Le parti au pouvoir monte encore au filet et déniche pour son chef  une échappatoire politique par l'instrumentalisation - une fois de plus - de la constitution. L'objectif officiel est d'assurer l'alternance dans un délai maximum de deux mandats consécutifs. La nouvelle constitution de 2000 traduit cet objectif en son article 37qui stipule que " Le Président du Faso est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est reéligible une fois. "  L'opposition jubile; la nouvelle loi sera appliquée aux élections de 2005, l'année qui devrait mettre un terme à l'ère Blaise Compaoré qui aura capitalisé deux septennats. 14 ans! Auxquels s'ajoutent quatre ans de présidence sous régime militaire. 

En 2005, la candidature du président sortant est jugée recevable au nom du " principe de non rétroactivité des lois ". Il passe pour cinq ans. Est reélu en 2010 pour un dernier quinquennat. Pour autant, Blaise Compaoré se résoudra t-il à mettre un terme à sa carrière présidentielle au nom et par respect de la loi constitutionnelle? Les membres du Conseil Consultatif sur les Réformes Politiques réunis du 23 juin au 14 juillet 2011 n'ont pu s'accorder sur la question  relative au " maintien ou la relecture de l'article 37 de la constitution ". L'ensemble de leurs propositions , consensuelles ou pas, feront l'objet de tournées explicatives régionales et enfin d'assises nationales.En empruntant cette procédure pour le moins populiste, le Président Blaise Compaoré veut-il ruser avec le peuple burkinabè? Si la relecture de l'article 37 l'emporte, la constitution sera revisée et une fois de plus, le principe de la non rétroactivité des lois favorisera la candidature de Compaoré en 2015. Et allez pour la présidence à vie au Burkina Faso!!! Ils ont raison ceux qui soutiennent que le multipartisme n'est pas la condition suffisante pour l'avènement de la démocratie.

Aux Etat Unis d'Amérique, les locataires de la Maison Blanche ne sont pas indispensables. Ni pour les Américains, ni pour le monde.Bill Clinton, 42è président, s'en est allé à 55 ans après deux mandats consécutifs. Si OBAMA est reélu en 2012, lui aussi s'en ira à l'âge de 55 ans.En Afrique, les modèles ne manquent pas. Dans l'espace CEDEAO, on peut citer les Présidents Léopold Sédar Senghor et Abdou Diouf au Sénégal, Alpha Oumar Konaré et sûrement son successeur Amadou Toumani Touré au Mali.Ce dernier a dit publiquement son refus de s'accrocher au pouvoir par une modification de la constitution. Jerry Rolling a respecté la constitution qu'il a édictée au Ghana, de même que son successeur Kuffor.Au Nigéria, les élections présidentielles sont régulières, conformes à la loi fondamentale. En Afrique centrale et orientale, les départs volontaires des Présidents Amadou Ahidjo du Cameroun et Julius Nyéréré de Tanzanie sont des exemples qui interpellent furieusement les Wade (Sénégal) Mugabé (Zimbabwé) et Moye (Kenya). Le printemps arabe n'a pas atteint les rivages du sud négro-africain. Vivement la tempête dans cette région du monde!

 

    

Partager cet article
Repost0
2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 13:49

ADO_Tafire-20-9-.jpgLe Président Alassane Ouattara est pressé. Il a raison de vouloir rattraper le temps perdu que lui a volé Laurent Gbagbo. Surtout que le temps volé se traduit en termes de ressources supplémentaires à trouver pour réparer ou reconstruire tout ce que la furie dévastatrice des mauvais perdants a détruit. De la campagne électorale à l'exercice effectif du pouvoir d'Etat par le nouvel élu de la nation ivoirienne, la facture à payer est lourde. Et le Président Ouattara aura besoin de mobiliser plus que les 10 000 milliardsFCFA prévus initialement pour financer son programme sur cinq ans. D'où son empressement qui lui fait enjamber ce qui a constitué jusqu'ici sa force: la COMMUNICATION.

Le renvoi de Brou Aka Pascal du poste de DG de la Radiodiffusion-Télévision Ivoirienne(RTI), même si la décision se justifie, ne saurait être la panacée dans un contexte de démission générale en la matière. La RTI, les médias d'Etat en général ne sont que les supports d'une stratégie de communication politique et sociale opportune et pertinente. La politique de communication du nouveau régime, de même que ses objectifs ne sont pas visibles.Et pourtant, Alassane Ouattara et son équipe nous ont habitué à mieux. Rappel.

 1°) Les idéaux politiques du RDR(la démocratie, l'égalité des citoyens, la bonne gouvernance, l'indépendance de la justice) ont été portés par une bonne politique de communication qui a valu à ce parti son caractère national ainsi que la sympathie et le soutien de bon nombre d'officines politiques à l'extérieur.

2°) Le candidat du RDR Alassane Ouattara a plané sur la campagne pour l'élection présidentielle du premier tour.Il a séduit au delà de sa famille politique. A la base, il y avait une bonne politique de communication.

3°) La victoire du candidat Alassane Ouattara à la finale, porté cette fois par la coalition RHDP a été obtenue à l'issue d'une véritable fête de la communication alors dans tous ses états.

L'équation personnelle d'ADO "la solution" a pesé sur le cours de l'histoire certes, mais indéniablement, elle a été bien "vendue" par des experts des sciences de la  Communication. Souvenez-vous encore que les Ivoiriens ont pu résister à la propagande et aux obus meurtriers de Gbagbo grâce à l'impact des médias innovants qui ont contribué à leur forger un mental en béton. En effet, il a fallu l'avènement de la Télévision de Côte d'Ivoire (TCI) avec ses grands plateaux d'informations, de sensiblisation, de contre-propagande ainsi que  la Radio la Voix du Rassemblement avec un certain Soro Jean qui, du sommet de son art, apaisait les coeurs, en distribuant à ses milliers d'auditeurs l'espoir et l'amour du prochain tout en pronostiquant la capture imminente de Laurent Gbagbo. Grâce à ces médias puissants, mus par une excellente politique de communication sociale, les quelques murmures de désespoir et d'impuissance telle " si c'est comme ça on retourne chez Gbagbo" ont cessé. Plus que des médias,TCI et la Voix du Rassemblement étaient une conscience en mouvement.

Maintenant que le Président Alassane Ouattara exerce le pouvoir d'Etat plein et entier, comment comprendre le naufrage évident de "sa" Communication?, Où sont les émissions, les reportages, les grands plateaux sur  les chantiers du gouvernement? Où sont les enquêtes, les documentaires, les témoignages des populations tendant à infirmer ou confirmer les allégations des organisations des droits de l'homme restées étrangement muettes quand les tueurs du FPI se livraient à leurs sales besognes d'extermination ethnique? Savent-il, nos braves journalistes de l'audio-visuel que ces organisations possèdent des antennes locales nostalgiques de la gauche caviar qui alimentent des rapports tendancieux sur le régime de Ouattara? Pourquoi ne les invitent-ils pas dans un débat contradictoire? Rien de cela! La RTI préfère camper sur des lieux plus confortables pour elle.Elle s'est vite coulée dans la normalité routinière quand la presse de la division, de la haine, reprend du poil de la bête.Misère! Quoi d'étonnant si la rumeur, relayée par "Radio Cancan" prend toute la place désertée par la RTI? On sait que "Radio Cancan" raffole de nouvelles où le sensationnel le dispute à l'irrationnel.Ce n'est pas à elle d'informer, images à l'appui, sur les chantiers du gouvernement ni sur le nouveau "look" d'Abidjan.Si un certain prophète de malheur continue de semer la peur dans les esprits, c'est bien parce qu'en face "il n'y a rien" du côté de nos médias d'Etat. Pas tous heureusement car"La Matinale" de Fraternité Matin du 03 août nous rappelle opportunément que le quotidien national tient la sentinelle.

Monsieur le Président de la République, un conseil: "Vous et vos ministres - pas ceux qui bavardent à longueur d'antennes sur les places bondées de griots - aurez à prendre des décisions parfois impopulaires. Vous aurez besoin de la collaboration des masse-médias pour informer, sensibiliser, mobiliser les populations sensées  accompagner les projets de développement sans exclusive. Bref, vous aurez besoin de l'adhésion des populations. Mr le Président, vous n'aurez pas de satisfaction avec la RTI  actuelle. Malheureusement, vous n'avez pas beaucoup d'alternatives. Envisagez toutefois les solutions que voici. Proposer la retraite ou le départ volontaire aux agents qui sont au bout du chemin, n'ayant plus rien à donner.Mettre en place un système performant de formation continue à l'intention des agents qui seront reconnus  perfectibles.L'effort consistera à éduquer leur esprit, à le rendre alerte, ce qui est la caractéristique du bon journaliste prompt à créer l'évènement s'il le faut. Puisque le temps vous semble compté, et que vous voulez du travail vite fait et bien fait, n'hésitez surtout pas à coopter dans le secteur privé où le plus périphérique des journalistes est habitué à suer sang et eau pour être compétitif face à la concurence et mériter son maigre salaire."

Alors que l'audio-visuel est à la recherche de ses marques, le quotidien Fraternité Matin  redevient lisible avec son retour à la professionnalisation sous la houlette de l'excellent Venance Konan.

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 19:25

PR Armeenew1 Jeudi 21 Juillet au palais présidentiel. Le Président Alassane Ouattara accueille en grande pompe le Général de Division Soumaïla Bakayoko accompagné pour la circonstance des grands chefs de commandement des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) la nouvelle armée qu'il a créée par ordonnance en date du 17 mars 2011.A cette occasion, le Président de la République, Chef suprême des armées a donné les orientations générales qui doivent guider leurs actions. Il leur a surtout donné des consignes claires qu'il entend voir exécuter dès maintenant.Il s'agit pour les chefs de l'armée de poser des actions visant  "à mettre sans délai un terme aux perquisitions arbitraitres, pillages, barrages non autorisés, circulation sur la voie publique en armes sans ordre de mission, rackets, violations et occupations illégales de domiciles, règlements de litiges fonciers, de voisinage et autres exactions de toutes natures contre les populations, les agents du service public, notamment le personnel de santé, les enseignants, etc; contre les opérateurs économiques, les diplomates, les touristes,etc." Autant d'objectifs qui ne seront atteints que si les grands chefs de commandement assainissent les rangs des FRCI qui doivent se consacrer exclusivement à la lutte contre l'insécurité et le grand banditisme.Face à son auditoire de galonnés, le Président de la République a dit d'un ton ferme "Je tiens au strict respect de ces instructions et vous endosserez la pleine responsabilité des agissements de vos hommes." Nul doute que des sanctions vont tomber.

Il ne faut pas se voiler la face.Au delà de la nécessité de faire des FRCI une armée disciplinée, respectueuse de ses devoirs et de la hiérarchie, une école de civisme, les injonctions de Ouattara s'adressent en premier lieu à Guillaume Soro, Secrétaire général des Forces Nouvelles, par ailleurs Premier ministre, ministre de la Défense. Dans la hiérarchie de ses fonctions, il parait évident que le patron de l'ex-rébellion privilégie sa fonction première, celle de chef d'une armée intrépide jamais vaincue par l"armée loyaliste du président déchu Laurent Gbagbo. En 2002, cette armée a conquis de haute lutte 60% du territoire ivoirien. Sous la houlette de Soro Guillaume, les FN ont transformé ce vaste territoire en un empire économique et financier qui tire ses richesses de l'exploitation du sol et du sous-sol du Centre, Nord et Ouest du pays d'où l'appelation " zone CNO".Les opérateurs économiques dont les produits marchands transitent dans la zone CNO sont soumis à de lourdes taxes.Des recettes colossales qui échouent dans les caisses de la Centrale, le Trésor des Forces Nouvelles.Est-il besoin d'être devin pour savoir que la Centrale est aussi alimentée par des butins aux origines inavouables? Sous Laurent Gbagbo, Soro avec sa "société anonyme" bénéficiait de circonstances largement favorables. Il fallait vivre, faire vivre les troupes et entretenir une administration. Mais il ne peut continuer à se complaire dans une économie qui dépasse en volume et en étendue celle d'une économie de survie après que l'élection présidentielle ait eu lieu et la réunification du pays et des deux armées une réalité.A ce propos, la "Lettre du continent" dans son n° 616 du 21 juillet révèle que Soro fait la sourde oreille aux nombreux appels du Chef de l'Etat à démanteler son économie parallèle dans la zone CNO.Le quotidien "Le Patrioque", citant les acteurs de la filière bétail, indique que "pas moins de 190 000FCFA sont prélevés en zone CNO sur chaque camion. A cela il faut ajouter d'autres tracasseries estimées à 150 000FCFA voire 250 000FCFA.....Ces commerçants n'hésitent pas à répercuter les coûts sur le kg de viande". Les têtes pensantes de l'ex-rébellion et leurs bras séculiers doivent démanteler cette économie rendue encore plus illégale par la nouvelle donne socio-politique; mettre fin au ticket de traverse exigé aux véhicules qui vont d'une région à l'autre.Un super racket! Et puis, Soro peut-il justifier aujourd'hui le maintien du Secrétariat général des Forces Nouvelles, des délégations régionales des FN ou d'un site internet des FN? Pour être conséquent avec lui-même, il doit fermer son cabinet à Bouaké. La disparution des pratiques et des symboles des Forces Nouvelles est une exigence d'honnêteté,de loyauté de la galaxie Soro envers la Côte d'Ivoire et son Président Alassane Ouattara qui, lui, n'est pas en transit au palais.Restera à trouver des réponses à quelques questions essentielles. Le Général Soumaïla Bakayoko nommé Chef d'Etat- major général des FRCI prendrat-il la pleine mesure de sa nouvelle responsabilité pour d'une part, s'affranchir des pesanteurs anestésiantes qu'il a connues dix ans durant et d'autre part, s'affirmer comme un grand chef incontournable, au pouvoir incontestable, lui qui était étrangement "absent" à la tête des Forces Armées des Forces Nouvelles dont les éléments ne reconnaissent encore d'autorités autres que le Secrétaire général des FN et leurs Com'zones respectifs? Les Com'zones accepteront-ils d'être confinés dans des casernes, eux qui avaient des compétences territoriales et régnaient en maîtres absolus sur les populations qui leur payaient tribut en espèces sonnantes sur toutes les activités économiques dans les zones. Autant de richesses qui leur permettent de s'offrir le nirvana. Il faut être un prince du golf arabique ou parrain d'une mafia pour prétendre au train de vie de certains de ces com'zones qui n'ont absolument rien à reprocher aux nouveaux riches du FPI de Laurent Gbagbo.Faites un tour à la rue Lumière en zone 4 à Marcory pour comprendre de quoi l'on parle en ce moment à Abidjan.

Le Président Alassane Ouattara a donné des consignes claires qui découlent de sa vision d'une armée républicaine.Les Ivoiriens partagent entièrement cette vision.Ils attendent Soro et ses hommes sur le terrain du civisme et de la reconstruction nationale sous l'égide de la bonne gouvernance.Aux vaillants soldats, la nation a exprimé sa reconnaissance. A eux de se satisfaire désormais du seul salaire que procure la conscience du devoir accompli.L'Etat de Côte d'Ivoire tiendra ses engagements vis à vis de chacun. Au démeurant, "tous les éléments qui ne pourront pas se conformer à ces directives devront être extirpés des rangs des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire et de l'ensemble des forces de sécurité." Alassane Ouattara a dit.   

Partager cet article
Repost0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:31

 610x%20(3)(15)Cette image a fait le tour du monde le 30 novembre 2010. Damana Pikass, le représentant du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo, arrache les résultats du 2è tour de l'élection présidentielle des mains du porte-parole de la Commision électorale. Il déchire le document.En direct des télévisions du monde!! !

Laurent Gbagbo est copieusement battu. Son adversaire Alassane Ouattara est brillamment élu avec 54,1% des suffrages.Le mauvais perdant, ses mercenaires, milices, "patriotes" et une frange de l'armée nationale livrent une guerre totale aux Ivoiriens. Résultats des comptes: 3000 personnes tuées, un million de personnes déplacées, des habitations saccagées, détruites, incendiées. Dans cette guerre injuste, totalement insensée, Laurent Gbagbo et ses sofas sont vaincus.Les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) appuyées par les casques bleues de l'ONUCI et la Force française LICORNE agissant sous mandat des Nations-Unies, capturent Laurent Gbagbo le 11 Avril 2011.Alassane Ouattara, l'élu des Ivoiriens, accède alors à la plénitude de son pouvoir. Les vainqueurs ont le triomphe modeste. Le nouveau Président de la République annonce comme priorité la réconciliation nationale dans cette Côte d'Ivoire défigurée, meurtrie et déshumanisée. Il nomme l'ex-Premier Ministre Charles Konan Banny Président de la " Commission Dialogue, Vérité, Réconciliation". Mais Alassane Ouattara va aussi en croisade contre l'impunité. Seront arrêtés et traduits devant les tribunanx nationaux ou internationaux tous ceux sur qui pèsent des délits de crimes de sang ou économiques voire contre l'humanité. Dans ce cadre, plusieurs procédures sont déclenchées et la Cour pénale internationale (CPI) dont une mission de haut niveau a séjourné dans le pays, pourrait être interessée par certains dossiers, notamment celui de l'ancien chef de l'Etat Laurent Gbagbo.Tel est le contexte dans lequel devra se déployer le projet "Réconciliation" dont la réussite est conditionnée par l'adhésion des populations et leur volonté de se réconcilier. A écouter les discours multiples et contradictoires qui fusent de toute part, on se rend compte que chaque groupe social a sa propre philosophie de la réconciliation. Deux grands groupes se détachent.

Le premier groupe comprend les Ivoiriens pour qui  " la réconciliation doit se faire  ici  comme avant,  c'est à dire selon une démarche pilotée par les chefs traditionnels et les dignitaires religieux Il n'y a  pas lieu de mettre des gens en prison. Parce que tout le monde est coupable, tout le monde est à la fois victimes et bourreaux. Tout le monde doit se rencontrer, se parler, se serrer les mains, puis tout le monde se sépare en jurant de ne pas recommencer.Et tout cela doit se faire dans une ambiance festive où les bourreaux, les tortionnaires, leurs victimes mangent et dansent ensemble. Et pourquoi Alassane Ouattara ne serait-il pas le Premier Ministre de Gbagbo pour sceller la réconciliation vraie. Se demandent certains qui s'indignent de voir les portes des prisons s'ouvrir devant quelques barons de l'ancien régime. Dans ce groupe, se cotoient des politiques(militants ou proches du FPI), des intellectuels ou considérés comme tels, des étudiants membres de la FESCI, des "patriotes", des chefs traditionnels, des dignitaires religieux appelés "hommes de dieu" plus à tort qu'à raison, et des citoyens lambda attachés à la pratique ancienne de l'arbre à palabre. A l'analyse, en quoi la position des ivoiriens classés dans ce groupe est -elle différente de celle de Damana Pikass dont l'acte est immortalisé par les caméras?

Quant au 2è groupe pour lequel la justice doit être au coeur du procès de réconciliation, il rassemble aussi des intellectuels, des "hommes de dieu", des démocrates, des citoyens lambda, des militants des partis membres du RHDP la grande famille politique de la majorité des victimes de la guerre génocidaire menée par le camp militaro-tribaliste du candidat-président défait à l'élection. Pour ceux-ci, le nouveau pouvoir légitime doit donner un signal fort dans la lutte contre l'impunité qui a fait de la Côte d'ivoire un pays laid, sans foi ni lois. La protection des droits humains demeurera un slogan creux en l'absence de sanctions à l'encontre de ceux qui n'en ont cure.

A côté de ces deux grands groupes, on trouve une frange d'intellectuels ivoiriens dit de gauche qui arguent que Gbagbo le nationliste est tombé les armes à la main sous les coups de boutoir des forces impérialistes incarnées par les Nations-Unies et la France. Fauit-il en rire ou pleurer? Un tel point de vue soulèvent des questions pertinentes.

Ces pseudo-intellectuels de gauche ignorent-ils que des élections ont eu lieu en Côte d'ivoire? Que Gbagbo a été battu dans les urnes? Et qu'il a tenté de confisqué le pouvoir par la force? Que Gbagbo a voulu la présence sur le sol ivoirien des forces onusiennes et françaises et accepté leur feuille de route? Que le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU a  eu la mission de certifier tout le processus électoral à la demande des partis signataires des accords de Prétorat et de Ouagadougou? Leur mauvaise foi tente de couvrir ces questions incontournables d'un voile pudique. Lorsque des démocrates, des intellectuels fuient les questions, nient l'évidence, c'est que leur "vérité" est ailleurs. La voici: "Un Président dioula, on n'en veut pas. Un Président musulman, on n'en veut pas en Côte d'ivoire, la seconde nation du Christ ". Pour parler comme Gbagbo, c'est ça la vérité! C'est aussi ce qui explique la tiédeur du clergé catholique pendant la guerre post-électorale où il est resté aphone.

 La Commission "Dialogue-Vérité-Réconciliation" pourra-t-elle débusquer l'ivoirité et abattre cette bête qui éloigne le rationnel des hommes sensés? En Côte d'Ivoire, "les gens n'aiment pas les gens" selon l'adage populaire. Laurent Gbagbo le sait quand il dit: " c'est parce qu'on n' est pas obligé de s'aimer qu'il y a des lois".Gbagbo n'a pas prêché l'amour entre les Ivoiriens en tant que garant constitutionnel de l'unité nationale.. Et il n'a pas respecté la loi dans ses dispositions électorales. Alors que la réconciliation est amour, des gens vont mourir étouffés par la haine qu'ils emmagasinent.La réconciliation sera difficile à réaliser car le pays est confronté à la pire des crises, la crise morale et spirituelle. 

Partager cet article
Repost0
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 21:33

fgouvernement_Number1_Pr_Ado_01062011.jpg Le premier gouvernement du Premier ministre SORO Guillaume constitué le 1er juin 2011 sous l'ère Ouattara ne répond pas aux exigences d'un gouvernement d'union nationale. Celui-ci, pour être authentique, se compose de personnalités issues de sensibilités différentes et mêmes antagonistes qui acceptent de se rassembler, et dans l'union de leurs intelligences, oeuvrent dans l'intérêt supérieur de la nation, sous l'autorité du Président de la République élu, reconnu par tous.C'est un gouvernement de 36 membres dont seulement 5 femmes. Ils viennent tous des partis membres du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), la coalition politique qui a porté Alassane Ouattara du RDR au pouvoir. Comme le Président élu, ils sont tous de sensibilité libérale et ont en commun la culture du chef largement partagée en Afrique et en Côte d'Ivoire en particulier. Un gouvernement homogène voire très lisse qui ne présage pas de débats contradictoires au sommet de l'Etat.

       Le Front populaire ivoirien (FPI) pouvait y introduire sa "différence" s'il n'avait pas ruiné son crédit moral dans l'exercice du pouvoir durant ces dix dernières années. Son refus de participer au gouvernement consécutif à son rejet de la main tendue n'est pas pour une fois, l'expression de son arrogance légendaire. Battu à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 puis vaincu militairement dans la guerre qu'il a imposée aux Ivoiriens dans sa tentative de confisquer le pouvoir, le FPI est dans la tourmente, sans ressort, sans repère et dénué d'idéal mobilisateur.Ce parti est malade et orphélin depuis que son chef Laurent Gbagbo a été capturé le 11 avril 2011 et placé en résidence surveillée à Korhogo(Nord) le 13 du même mois.

       Malgré les insuffisances imputables à sa composition, ce gouvernement possède des ressources pour surprendre les sceptiques. Les urgences du Président Alassane Ouattara sont entre les mains de ministres capables de relever les défis à eux posés. L'Emploi et la Solidarité sont érigés en un ministère d'Etat confié à Gilbert Kafana, un fidèle parmi les fidèles qui a appris à décoder le message mytique "ADO solutions". A l'Economie-Finances, Charles Diby Koffi est un rescapé qui a traversé les années Gbagbo en gardant sa réputation intacte chez les bailleurs de fonds multilatéraux. Au ministère stratégique des Mines du Pétrole et de l'Energie, Adama Toungara fait rêver avec son retour dans la "maison" qu'il a bâtie il y a de cela une trentaine d'années.  A ce secteur, qui, mieux que lui peut  apporter un supplément d'âme et surtout créer de nouveaux espaces conformes aux ambitions légitimes actuelles? A l'Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly n'est pas un parachuté. Il aura à prendre d'importantes réformes structurelles pour assurer au pays l'autosuffisance alimentaire tout en satisfaisant les nombreuses attentes des producteurs de cultures de rente. Il aura constamment à l'esprit que c'est dans ce secteur à haute intensité de risques que Gbagbo a dévoilé son incompétence à diriger le pays et commis les crimes économiques les plus spectaculaires ayant envoyé la Côte d'ivoire à l'hopital. Le ministre de l'agriculture doit surtout veiller sur le foncier rural, facteur de paix ou de guerre. Aux Infrastructures Economiques, le ministre Achi Patric reste dans le domaine où il s'est révélé aux ivoiriens qui savent maintenant qu'il a plusieurs cordes à son arc. Une femme, Mme Nyalé Kaba, a la lourde responsabilité de déployer sur le territoire national l'ambitieux programme de logement promis aux ivoirien par le candidat Alassane Ouattara. Elle doit prouver que le slogan de campagne "ADO solutions" n'est pas une imposture. Elles est très attendue au tournant, de même que Anne Désirée Ouloto en charge du département de la salubrité urbaine. Vivre propre même dans la pauvreté. Tel pourrait être le thème de sa campagne de sensibilisation.A elle de voir si la résurrection des brigades d'hygiène et de salubrité de l'époque coloniale qui inspectaient minutieusement les cours d'habitation et leurs devantures est opportune. Quelle que soit la méthode et les moyens qu'elle choisira pour rendre les villes propres, elle doit appliquer le principe qui veut que le pollueur paie. La Poste de Côte d'ivoire est très malade. Elle est dans un état comateux. Le ministre Bruno Nabagné Koné également en charge des TIC doit lui administrer un traitement de choc avec un seul objectif: ça passe ou ça casse. Quant au Ministère des Affaire Etrangères, son nouveau titulaire ne semble pas avoir les habits de l'emploi. Le choix de Daniel Kablan Duncan, excellent cadre rompu aux arcanes de la haute finance, ne peut échapper au souci d'une meilleure maîtrise du budget de la diplomatie ivoirienne ainsi que de la gestion rationnelle de son personnel. Alassane Ouattara ne représente t-il pas en tant que Président de la République, une vitrine rassurante à l'extérieur? A moins que la Tour administrative ne soit pour l'ancien premier ministre du Président Bédié l'anti-chambre de la Primature de demain. Encore faut-il que d'ici là, le PDCI reste fidèle à ses engagements au sein du RHDP et que Bédié continue de maîtriser ses troupes dont une partie crie son insatisfaction face non seulement au peu de places accordées au vieux parti dans le gouvernement, mais aussi à la mauvaise répartition géographique des huit postes ministériels qui lui sont consentis. Bédié est-il déjà l'otage des appétits de ses poulains? Et peut-il s'en sortir sans une concession majeure de son allié Alassane Ouattara? La stabilité gouvernementale  dépend des réponses à ces interrogations.

Partager cet article
Repost0
3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 20:57

Thabo-Mbeki_Laurent-Gbagbo-1.jpg                                                                      

 Il ne manquait plus que sa partition dans le concert des condamnations du rôle de l'ONU et de la France dans le dénouement de la tragique crise post-électorale qui a fait plus de 3000 morts et  causé le déplacement d'un million de personnes. Eh bien, le vide est comblé puisque Tabo M'béki - c'est de lui qu'il s'agit - a publié sa contribution dans Foreign Policy   édition de vendredi 29 avril.L'ex-président d'Afrique du Sud, tricheur et maladroit qui s'est laissé prendre en flagrant délit de complot et de manipulation de la justice contre son rival, le très populaire Jacob Zuma,s'illustre encore négativement dans une vaine tentative de victimisation de son ami Laurent Gbagbo coupable de forfaiture électorale accompagnée de crime de sang dans son pays. Peut-être voudrait-il vivre ad vitam aeternam des dividendes que lui procurent ses petites combines et autres affaires douteuses conclues à la faveur de sa médiation dans la crise ivoirienne.Qu'il sache que Gbagbo, qui n'a jamais épousé la transparence dans la gestion de l'Etat, lui a payé son prix et c'est tout.Car,ici aussi, Gbagbo a érigé la corruption en principe de gouvernance et sait que tout homme a son prix.Le peuple ivoirien a résolument tourné cette triste page par son vote du 28 novembre 2010 et veut aller de l'avant avec son nouveau leader Alassane Ouattara. Il est vrai que Tabo M'béki ignore ce qu'est une élection démocratique, lui qui est devenu président grâce au vote tribal des noirs qui pouvaient tout aussi bien présenter n'importe quel prototype de l'espèce vivante et gagner l'élection présidentielle. Pour en venir à sa contribution-pamphlet, Tabo M'béki articule sa pensée brumeuse autour d'idées qu'il résume dans cette phrase: " Il sera désormais difficile pour l'ONU de convaincre l'Afrique et le reste du monde en développement que cette organisation n'est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde". Pour Tabo B'béki, l'intervention onusienne en Côte d'Ivoire n'est ni plus ni moins qu'un abus de pouvoir. En fait, en s'en prenant aux Nations Unies, M'béki fait le procès de l'internationnalisation de la crise ivoirienne sans laquelle lui-même serait absent de ce dossier ouest-africain.Il convient de raffraichir sa mémoire et en même temps, rappeler à tous ces Africains qui ont abandonné leurs pays en préférant s'installer au bord de la seine pour embrasser une carrière de psedo-intellectualisme absolument stérile que c'est leur idole,le vaurien et incompétent Laurent Gbagbo qui a invité la France dans la crise ivoirienne.Dès l'éclatement du conflit dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002,Me Abdoulaye Wade,Président du Sénégal, convoque pour le 29 du même mois à Accra un sommet extraordinaire de la CEDEAO dont il était le président en exercice.Ce sommet décide de l'envoi d'une force de paix régionale. Alors même que Gbagbo récusait toute négociation avec la rébellion, Cheick Gadjo,ministre sénégalais des Affaires étrangères, agissant au nom de la CEDEAO, obtenait un cessz-le feu à Bouaké, conclu sous un arbre le 17 octobre avec Tuo Fozié, représentant le Mouvement Patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) de Guillaume Soro. Au lieu de rendre gloire à la solidarité africaine,Gbagbo Laurent lance un appel à la France, la suppliant de venir contrôler le cessez-le feu, concession  faite par les rebelles ivoiriens à leurs frères africains.Avec son appel, Gbagbo a légitimé l'intrusion militaire française qui va prendre forme sous le nom de LICORNE. Qu' en ont dit les censeurs africains qui battent les pavées parisiens? Rien.Tabo M'béki? A ce stade, le dossier ivoirien ne l'interesse pas.Il faut attendre la très médiatique conférence internationale de kleber(Paris,25-26 janvier 2003) sur la Côte d'Ivoire à laquelle il prend part à l'invitation du chef d'Etat français Jacques Chirac.Klébert, qui fait suite à la signature le 24 janvier 2003 de l'accord issu des journées de discussions inter-ivoiriennes de Marcoussi dans la banlieue parisienne, a consacré l'internalisation de la crise ivoirienne car en plus de Tabo M'béki lui-même, y ont pris part des chefs d'Etat africains, européens,le secrétaire général de l'ONU ainsi que les bailleurs de fonds multilatéraux. La communauté internationale n'en est qu'au début de ses efforts puisque Gbagbo a déchiré les jours suivants, l'accord de Marcoussi approuvé et signé par ses représentants. En outre, il détruit l'architecture du gouvernement qu'il a contribué à modeler à Klébert. C'est alors qu'une autre conférence se tient dans la capitale du Ghana les 29 et 30 juillet 2004. Sur une invitation co-signée par John Agyekum Kufor Président du Ghana et Kofi Anan secrétaire général de l'ONU, Tabo M'béki s'est rendu à Accra pour prendre part à la conférence dénommée Accra II où sont présent aussi les chefs d'Etat Omar Bongo du Gabon, Denis Sassou N'guesso du Congo-Brazzaville,Fernando Dos Santos de l'Angola,le Président de la Commission de l'Union Africaine, Alpha Oumar Konaré. Parce que c'est M'béki qui a sauvé la conférence pour avoir persuadé Gbagbo à accepter les compromis,ses pairs l'ont choisi comme médiateur dans la crise. Les acquis de cette médiation ont permis à la Côte d'Ivoire d'avancer. 1. la Commission électorale indépendante est constituée selon l'ossature actuelle.2.S'agissant des élections, les autorités ivoiriennes ont sollicité et obtenu la certification des Nations-unies. 3.Le dégel des travaux législatifs permettant la mise en parenthèse de l'article 35 de la constitution. Gbagbo lui-même avait dit, dans son intervention au forum national de réconciliation organisé en 2001 sur son initiative, que cet article hautement confligène avait été pris contre Alassane Ouattara.Malgré les recommandations du forum,il a été maintenu dans la constitution. Tels sont les trois facteurs essentiels réunis sous la médiation du leader sud-africain qui ont permis aux Ivoiriens de voter sereinement pour choisir le Président de la Républque qu'ils souhaitent se donner. Bien entendu, sans l'arbitrage lucide et vigilent du Président Blaise Compaoré que Gbagbo est allé cherché, estimant sans doute que M'béki prenait son rôle trop au sérieux, la démocratie en Côte d'Ivoire serait encore séquestrée par le "boucher des lagunes".De quoi Tabo M'béki se plaint-il donc? Pourquoi hurle-t-il et insulte l'ONU qui, finalement, a honoré les acquis de la médiation sud-africaine? Serat-il comme ce reptile qui détruit son oeuvre avec sa queue?

 

Partager cet article
Repost0
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 17:11

610x-206-.jpg

La délégation des "Elders" (Sages) annoncée par le Président Alassane Ouattara est arrivée à Abidjan dimanche 1er mai. Elle se compose de l'ancien Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan (au centre sur la photo),de l'archevêque sud-africain Desmond Tutu,Prix Nobel de la paix qui a présidé la commission de réconciliation en Afrique du Sud(à gauche) et de l'ancienne présidente d'Irlande et ex- Haut commissaire aux droits de l'homme à l'ONU(à droite). La visite de ces dirigeants mondiaux oeuvrant pour la paix s'inscrit dans le cadre du projet présidentiel d'installer une commission "DIALOGUE, VERITE, RECONCILIATION" en Côte d'Ivoire où près de 3000 personnes ont été tuées lors de la crise mortelle post-électorale qui a aussi occasionné plusieurs milliers de déplacés. La commission ivoirienne s'inspire de celle mise en place en Afrique du Sud après la fin de l'apartheid. On ne manque pas de préciser à Abidjan, que les "Elders" ont reçu mandat de Nelson Mandela pour se rendre en Côte d'Ivoire. "On est venu apporter notre soutien aus ivoiriennes et aux ivoiriens, au pays et au gouvernement. Il y a énormément à faire, et par notre présence ici, on veut savoir comment vous aider", a dit Kofi Annan, en qualifiant le processus de réconciliation d' "absolument nécessaire". Pour sa part, Desmond Tutu salue "l'engagement du Président et de ses ministres à guérir la nation".

   Comme pour donner le top départ, la délégation des "Elders" a rencontré lundi 2 mai l'ancien président Laurent Gbagbo dans sa résidence surveillée de Korhogo (nord). Au cours de leur entretien de 45 mn, Laurent Gbagbo a insisté pour dire  qu'il fallait "panser les plaies de la Côte d'Ivoire, relancer l'économie et rétablir la sécurité" a rapporté l'archevêque Desmond Tutu.

Le Président Ouattara a choisi l'ex-premier ministre Charles Konan Banny pour présider la commission dont le nom comporte une spécificité ivoirienne." Nous avons ajouté le mot DIALOGUE parce que c'est important dans la culture ivoirienne" explique son initiateur. Charles Konan Banny, une personnalité plutôt contrastée, n'était pas attendu à ce poste de président de la commission par nombre d'Ivoiriens Le laïc qu'il est sera accompagné par un musulman et un chrétien.Toutefois, le succès ou l'échec de l'entreprise de réconciliation tient beaucoup au savoir-être,au savoir-faire et au savoir-dire de son président. Et Charles Banny n'apparaît pas pour une bonne partie de l'opinion ivoirienne comme le plus humble des personnalités de son rang. Mais ayons confiance, pour reprendre son mot fétiche. Au démeurant, le Président de la République le connaît sans doute mieux que ses détracteurs. 

Partager cet article
Repost0
21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 15:05

images4.jpg

 

 

11 Avril 2011. Dr Alassane Ouattara,candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la Paix (RHDP) vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre 201O en Côte d'Ivoire jouit de la plénitude de ses pouvoirs.En effet,ce lundi 11 avril, en fin de matinée, les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire ont jeté à ses pieds son prédecesseur à la magistrature suprême, Laurent Koudou Gbagbo qui, bien que vaincu au teme d'un processus démocratique salué par le monde entier, refusait de lui céder le fauteuil qui lui revenait de droit. Pendant quatre bons mois, la Communauté internationale, de l'instance régionale (CEDEAO) aux Nations Unies(ONU) en passant par l'instance continentale(Union Africaine) s'est fortement mobilisée pour entendre raison à Laurent Gbagbo,fils du village de MAMA, dans la région de GAGNOA. Rien n'y fit. Les grands de ce monde lui ont déroulé le tapis rouge pour lui assurer une sortie honorable. Que croyez vous qu'il fit? Il a pissé et chié sur le tapis rouge,démontrant ainsi aux yeux de tous que décidemment, le costume présidentiel qu'il enfilait depuis octobre 2000 était trop ample pour lui. Il est petit, il s'en ira petitement, dans la boue du déshonneur. Avec la bienveillante complicité de la communauté internationale incarnée par l'ONU et la France, Alassane Ouattara, connu pour être un homme bien éduqué et policé, se résoud à utiliser la seule arme qui sied à l'espèce gbagbo:le bâton. A l'issue d'une sévère battue, il est attrapé, amené tel un captif qu'il est désormais, au Golf Hotel d'Abidjan, siège de fortune du gouvernement légitime et légal de Côte d'Ivoire.On l'a vu assis, là, dans la chambre 468 de l'hotel, transformée en commissariat de police de quartier, nous rappelant l'image de l"arrestation de John Pololo, le célèbre gangster qui endeuillait les nuits abidjanaises des années 1980. Comme ce fut pour le malfrat, la capture de Laurent Gbagbo est saluée dans le pays comme une délivrance par les Ivoiriens qu'il avait soumis à un long matyr.L'ancien président avec son armée de mercenaires avait déclenché une guerre totale contre la Côte d'Ivoire et ses habitants. Pour accomplir son dessein maléfique, il n'a pas hésité à engloutir la rodelette somme de 800 milliards de FCFA dans l'achat d'armes de destruction massive, y compris des armes non conventionnelles comme les "orgues de staline" et les mines anti-personnelles. Des milliers d'Ivoiriens et d'étrangers  sont tués, tandis que d'autres milliers sont déplacés soit à l'intérieur du pays, soit dans les pays voisins. Pas un pays de l'espace sous-régional qui n'a accueilli son quota de réfugiés ivoiriens. 800 milliards d'armes pour semer la mort dans une population désarmée qui n'a commis que le crime de choisir démocratiquement le Président qu'elle veut. Et le Président de son choix est Alassane Ouattara, 68 ans, musulman, originaire du Nord. Or, ce n'est un secret pour personne, Gbagbo et son clan haïssent les DIOULA, appelation des ressortissants du Nord assimilés par lui et son clan aux étrangers au nom de l'idéologie imbécile de l'IVOIRITE. Le clan Gbagbo a cultivé la haine et développé la cruauté à un degré tel qu'il a imaginé et fait valoir à ses adeptes un article sentencieux dénommé article 125 applicable aux dioula, consistant à payer 100F de pétrole, 25F d'allumettes pour braiser du dioula. C'est cette clique qui est aujourd'hui hors d'état de nuire. Cette façon de vivre dans la brousse, les Ivoiriens n'en veulent pas; ils l'ont signifié à Gbagbo, le roi de la jungle, par leur vote clair et net en faveur de Mr Ouattara (54,1%).              Les électeurs ivoiriens ont rejeté massivement ses conceptions réactionnaires, déshumanisantes de la politique.

      Débarrassée des tares de l'infirmité, les plantes des pieds soulagées de ces énormes cactus appelés FPI et LMP, la Côte d'Ivoire est à présent prête et mûre pour rebondir, couvrir allègrement de grands espaces sur le chemin de son développement, dans l'union et la fraternité de tous ses enfants.Un nouveau départ qui passera par le triptyque VERITE, PARDON, RECONCILIATION. Selon le voeu cher au cinquième Président de la République, SEM Alassane Ouattara. Pour mener à bien cette épreuve qui  s'adresse aux hommes civilisés, de bonne foi, un tantinet vertueux, le Présdent Alassane Ouattara devra néammoin se doter de l'âme des tueurs, une main de fer dans un gant de velour car il aura à faire ici aussi, avec l'espèce FPI-LMP, c'est à dire les gbagbo, simone, afi,mamadou coulibali, yao n'dré et consort.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de SANGARE Abdoul Kader
  • : Toute l'actualité en Afrique de l'Ouest.
  • Contact

Recherche

Liens