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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 19:58

logoICCCPIstreetdiaposi5.gifPar un communiqué en date du 22 février 2012, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale(CPI) a annoncé sa décision d'élargir son autorisation d'enquêter sur la situation en Côte d'Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010. Ce n'est que justice.

Cette décision tombe quand Laurent Gbagbo, l'ancien président battu dans les urnes puis chassé du pouvoir par la force, boucle son troisième mois dans une cellule de la prison de la CPI à la Haye. Elle a été saluée par les dignitaires du Front populaire ivoirien encore en liberté comme une grande victoire de leur mentor qui compaîtra pour la deuxième fois le 18 juin prochain devant les juges de la Cour pénale internationale. Amani N'guessan Michel, l'ancien ministre de la  Défense déclare être en fête  et les Laurent Akoun sont déjà au septième ciel. S'ils sont heureux, pourquoi ne pas l'être avec eux? Justice sera rendue à toutes les victimes, sans distinction et tous les bourreaux iront rejoindre le plus célèbre d'entre eux au quartier pénitentiaire de la CPI situé dans la prison néerlandaise de Scheveningen. 

On reste tout de même pantois devant ces frontistes refondateurs qui se  réjouissent aujourd'hui d'une chose à laquelle ils ont renoncé hier quand ils étaient au pouvoir.  En effet, n'ont-ils pas renoncé en 2003 à rechercher la vérité alors que la Cour pénale internationale leur faisait une offre de justice?

A l'occasion de la première comparution de Laurent Gbagbo au tribunal de la CPI de la Haye le 5 décembre 2011, les journalistes Ivoiriens présents pour couvrir l'événement, ont recueilli ces propos de Pascal Turlan, membre du bureau du procureur de la CPI Moreno-Ocampo;

" A la suite de la reconnaissance de la compétence de la Cour pénale internationale par Laurent Gbagbo sur les crimes commis lors de l'éclatement de la rébellion, nous avons essayé à plusieurs reprises d'envoyer des enquêteurs sur place. Mais nous avons toujours eu droit à des obstacles créés par les autorités d'alors elles-mêmes. C'était des refus de visas pour nos enquêteurs, des rendez-vous annulés, et bien d'autres choses qui laissaient penser que nous n'étions pas désirés. Je ne pourrais vous dire pour quelles raisons d'ailleurs". (Extrait piqué dans un quotidien). Pourquoi avaient-ils refusé? Est-ce parce qu'ils avaient l'impunité vissée dans l'âme quand ils étaient au pouvoir? Redoutaient-ils que les enquêteurs démasquent en plein jour les tueurs qui étaient les seuls autorisés à circuler la nuit sous couvre-feu? Et les commanditaires de ces lâches assassinats? Je parie que les membres des "escadrons de la mort", ces fameux bras armés de la nuit ont cessé de rigoler depuis le 22 février. De même que les sanguinaires de l'ex-rebellion qui tuaient comme si ôter la vie est un jeu d'enfant. Enfin, on saura tout sur les assassinats  de Benoit Dacoury Tabley, Camara Yéréfè "H", Téhé Emile, l'imam Samassi, du Général Guéï Robert, son épouse...La liste des victimes est si longue! Sur les traces des crimes commis, qui peut parier que les enquêteurs ne butteront pas sur le charnier de Yopougon? 

 

 

 

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