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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 22:29

Le président Turc Recep Tayyip Erdogan entre donc en Afrique de l'Ouest par Abidjan,une porte privilégiée et stratégique pour accéder à cette Afrique de l'Ouest traumatisée et meurtrie par le terrorisme. Bienvenue à notre ami Turc et bon marché dans dans cet espace économique qui a des richesses à vendre. Mais, vigilance, le président Erdogan est toujours accompagné ou précédé par une cohorte de religieux turcs invisibles à l’œil nu et autrement plus zélés dans leur mission. Qui des illuminés de la mission Erdogan ou des porteurs de mallettes et de portables de cette même mission feront la plus grande moisson?

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 19:12

 Bientôt trois ans que la Côte d'Ivoire court après une introuvable réconciliation. L'ex-Premier Ministre Charles Konan Banny Président de la Commission Dialogue,Vérité, Réconciliation a déposé son rapport de mission le 21 novembre 2013. Installée pompeusement le 28 septembre 2011 à Yamoussoukro pour un mandat de deux ans, la CDVR présente un bilan plutot mitigé pour les uns alors qu'il est jugé nul pour les autres. Le Président Alassane Ouattara qui en est le mandant,va-t-il signer un avenant pour autoriser Banny et son équipe à poursuivre leurs efforts? La cérémonie organisée au Palais du Plateau à l'occasion de la fin de sa mission a-t-elle signé le décès de la CDVR? Quelle que soit la réponse à ces questions, l'opportunité s'offre à chacun de se poser maintenant les vraies questions. S'agit-il de réconcilier les partis politiques entre eux? Non,ils sont divergents et doivent le démeurer dans l'intérêt de la démocratie. Chaque parti a son projet de société, son programme de gouvernement, sa stratégie de communication pour espérer râtisser large dans le corps électoral. Les partis politiques sont des adversaires, même s'ils sont ensemble dans des alliances stratégiques. S'agit-il de réconcilier entre eux des individus ou des groupes d'individus? Non. Car, à l'échelle d'une nation, vivre en paix, n'est pas synonyme d'absence de conflits internes. Le dynamisme de la société se nourrit de conflits. De quoi s'agit-il en vérité? La réconciliation nationale sera effective si chacun de nous se réconcilie avec les valeurs humaines qui étaient les nôtres. Elles sont si simples ces valeurs qu'elles apparaissaient comme une seconde nature des Ivoiriens.

Reconcilions-nous avec l'hymne de la République: l'Abidjanaise.

Réconcilions-nous avec la devise de la République: Union, Discipline, Travail.

L'hymne et la devise de la République ont été conçus dans le même moule: L'AMOUR.

Il s'agit d'une réconciliation spirituelle qui verra naître l'Ivoirien nouveau sur les cendres de l'Ivoirien d'il y a deux décennies. Pour y parvenir, organisons les funérailles de la 2è République qui a engendré tous les malheurs dont souffre encore la Côte d'Ivoire. Née dans la violence sous l'ordre Kaki, elle a engendré la culture de la violence et de l'intolérance, détruit le pacte social du "vivre ensemble". La 2è République a attaqué la Côte d'Ivoire par où ça fait mouche: une intelligentsia désertée par la raison, des Sages neutralisés, une poignée de chefs traditionnels corrompus. Résultats des courses: une constitution et un code électoral confligènes qui ont fini par balafrer la nation. Ces deux textes tenant lieu de boussole ont été écartés pour permettre d'organiser en 2010, l'élection présidentielle de sortie de crise supervisée par le Représentant spécial du Secrétaire général de l'Organisation des Nations-Unies. La crise post électorale qui a causé 3000 morts est le fait de ceux qui se sont accrochés vaille que vaille à l'esprit et à la lettre de la constitution et du code électorale dans leur version frauduleuse signée par le Comité National de Salut Public(CNSP), organe suprême mis en place par les putchistes du 19 novembre 1999.

Tournons cette page. Définitivement. Avec une nouvelle constitution, un code électoral nouveau, qui rassemblent les Ivoiriens réconciliés avec la République et les valeurs qui la portent.

Vive la 3è République!

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 18:29

22 Mars. Des soldats forment à Bamako un " Comité national de redressement de la democratie et de restauration de l'Etat".Le Président Amadou Toumani Touré qui boucle ses dix ans de pouvoir le 18 juin abandonne le navire en s'opposant à toute résistance. Comme il interdisait à ses soldats de se battre au Nord face aux rebellions touarègues, préférant capituler chaquefois.

 30 Mars. Pendant que le putschiste Sanogo cherche un statut de président à Bamako, à 1720 km au nord-est, les rebelles et les islamistes touareg rentrent triomphalement à Kidal, capitale d'une vaste région désertique de 260.000km2 (21% du territoire), et peuplée de 50 000 hts.

2 Avril. La menace de la CEDEAO de placer le Mali sous embargo diplomatique, économique et financier si la junte ne quitte pas le pouvoir dans 72 heures (29 mars-2 avril 2012) pourrait être exécutoire.

Le Mali coule. Honte à ATT ! Honte à Sanogo!

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:19

Depuis sa disparition de son palais de KouloubaATTXXX 672384003

dans la nuit du 21 au 22 mars 2012, le Président de la République du Mali, le Général à la retraite Amadou Toumani Touré est invisible. Nul ne connait son lieu de détention ou sa cachette. Le chef de la junte militaire le capitaine Amadou SANOGO sert le même refrain  à ses interlocuteurts:  "Il se porte bien; il est en lieu sûr". Alors que depuis cinq jours l'incertitude demeurait sur son sort, le ministère français des Affaires Etrangères a annoncé le 27 mars que l'ambassadeur de France à Bamako Christian Rouyer a pu s'entretenir avec le Président Amadou Toumani Touré qui l'a rassuré sur son sort. Le ministère français a cependant refusé tout commentaire sur le lieu où se trouverait ATT. Répondant à une question au cours de la conférence de presse qui a suivi le Sommet des Chefs d'Etat de la CEDEAO sur le Mali le 27 mars à Abidjan(Côte d'Ivoire), le Président Alassane Ouattara a déclaré que " le Président ATT est vivant et est en bonne santé et je lui ai parlé ce matin ". Le Président Alassane Ouattara n'a pas fait de commentaire sur le lieu où il se trouverait. Le mystère ATT demeure! Un vrai cas d'école! On sait comment se déroule le scénario habituel: les putschistes pénètrent dans le palais, s'emparent du président, mort ou vivant. Ou, le président parvient à " s'envoler " et à gagner l'extérieur.

Ce qui se passe cette fois au bord du Djoliba a tout l'air d'un arrangement entre les deux Amadou. A-ton jamais vu un pustchiste faire office de secrétaire du président prétendument déchu et surtout à filtrer ses appels extérieurs pour ne retenir que ceux que les deux acteurs eux-mêmes jugent sensibles? En effet, le président qui se cache de son peuple a jugé très nécessaire de parler avec l'ambassadeur de France au Mali, ensuite avec le Président en exercice de la CEDEAO, le Chef de l'Etat ivoirien. Jusqu'où ATT va-il laisser se dérouler une mascarade qui risque de finir mal au sein de la CEDEAO? Au dire de ses proches, ces derniers mois, Amadou Toumani Touré apparaissait fatigué, découragé. On le décrivait comme un président ayant démissionné......psychologiquement./.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 16:41

L'Etat malien incarné par le Président de la République Amadou Toumani Touré, dit "ATT", Général à la retraite, a failli à son devoir régalien: la sauvegarde de l'intégrité territoriale du Mali, la protection des personnes et de leurs biens. S'ajoutent les délits de forfaiture, de prévarication et de mensonge au sommet. Tout le monde voit; tout le monde entend; tout le monde se dit choqué tant du dedans que du dehors; mais surtout tout le monde attend que quelque chose se passe.

Des "bidasses", menés par le capitaine Sanogo surgissent le jeudi 22 mars 2012 pour annoncer ce "quelque chose" que tout le monde faisait mine d'attendre. Leur mutinerie déclenchée la veille à 10h s'est muée en un coup d'Etat contre le "régime incompétent" d'ATT. Trois jours seulement après avoir accompli l'acte par lequel ils croyaient s'être donnés les moyens de vaincre la coalition  "rebelles touareg-aqmi" qui sévit au Nord du Mali et réconquérir les territoires perdus, ces braves puschistes sont réduits à se demander où est-ce qu'ils en sont, où vont-ils comme ça avec ça? Eux qui, dans un élan patriotique légitime, le coeur gonflé d'orgueuil, s'en allaient au devant du devoir sacré de restaurer la dignité de leur pays non sans mettre à bas le pouvoir corrompu des généraux ayant vendu leur pays et leur âme aux narco-trafiquants qui écument le désert. Dans un concert de réprobation, ils sont décrétés infréquentables au nom de la légalité constitutionnelle.

Le capitaine Sanogo et ses " sacs au dos " comprennent à leurs dépends que leur acte, s'il est "compris' (légitime)  n'est pas acceptable (illégal). Un chef d'Etat drapé de la légalité constitutionnelle peut tout faire et n'importe quoi comme renier son serment; s'approprier le titre foncier du pays; s'arroger le droit de vie et de mort de "ses" administrés; refuser de payer les salaires de ceux qui travaillent, bref, abdiquer face à tous ses devoirs régaliens; ne touchez surtout pas à son pouvoir. Le Président de la Commission de l'Union Africaine Jean Ping a été très clair sur la question. "Il n'y a pas de bon coup d'Etat, il n'y a pas de mauvais coup d'Etat. Un coup d'Etat est un coup d'Etat. On condamne. C'est tout."  Voilà qui est dit. A quand la contre-offensive des loyalistes pour permettre aux Généraux maliens de poursuivre tranqillement leur dîner en compagnie de leurs amis enturbannés et des narco-trafiquants? La vraie question est celle-ci: le Mali peut-il s'en sortir? A peine ont-ils pris le pouvoir, le capitaine Sanogo et sa bande s'adonnent au pillage des biens et à la chasse à l'homme. Ils n'échappent pas à ce qu'ils sont. Des voyous!

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 19:58

logoICCCPIstreetdiaposi5.gifPar un communiqué en date du 22 février 2012, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale(CPI) a annoncé sa décision d'élargir son autorisation d'enquêter sur la situation en Côte d'Ivoire pour inclure les crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis entre le 19 septembre 2002 et le 28 novembre 2010. Ce n'est que justice.

Cette décision tombe quand Laurent Gbagbo, l'ancien président battu dans les urnes puis chassé du pouvoir par la force, boucle son troisième mois dans une cellule de la prison de la CPI à la Haye. Elle a été saluée par les dignitaires du Front populaire ivoirien encore en liberté comme une grande victoire de leur mentor qui compaîtra pour la deuxième fois le 18 juin prochain devant les juges de la Cour pénale internationale. Amani N'guessan Michel, l'ancien ministre de la  Défense déclare être en fête  et les Laurent Akoun sont déjà au septième ciel. S'ils sont heureux, pourquoi ne pas l'être avec eux? Justice sera rendue à toutes les victimes, sans distinction et tous les bourreaux iront rejoindre le plus célèbre d'entre eux au quartier pénitentiaire de la CPI situé dans la prison néerlandaise de Scheveningen. 

On reste tout de même pantois devant ces frontistes refondateurs qui se  réjouissent aujourd'hui d'une chose à laquelle ils ont renoncé hier quand ils étaient au pouvoir.  En effet, n'ont-ils pas renoncé en 2003 à rechercher la vérité alors que la Cour pénale internationale leur faisait une offre de justice?

A l'occasion de la première comparution de Laurent Gbagbo au tribunal de la CPI de la Haye le 5 décembre 2011, les journalistes Ivoiriens présents pour couvrir l'événement, ont recueilli ces propos de Pascal Turlan, membre du bureau du procureur de la CPI Moreno-Ocampo;

" A la suite de la reconnaissance de la compétence de la Cour pénale internationale par Laurent Gbagbo sur les crimes commis lors de l'éclatement de la rébellion, nous avons essayé à plusieurs reprises d'envoyer des enquêteurs sur place. Mais nous avons toujours eu droit à des obstacles créés par les autorités d'alors elles-mêmes. C'était des refus de visas pour nos enquêteurs, des rendez-vous annulés, et bien d'autres choses qui laissaient penser que nous n'étions pas désirés. Je ne pourrais vous dire pour quelles raisons d'ailleurs". (Extrait piqué dans un quotidien). Pourquoi avaient-ils refusé? Est-ce parce qu'ils avaient l'impunité vissée dans l'âme quand ils étaient au pouvoir? Redoutaient-ils que les enquêteurs démasquent en plein jour les tueurs qui étaient les seuls autorisés à circuler la nuit sous couvre-feu? Et les commanditaires de ces lâches assassinats? Je parie que les membres des "escadrons de la mort", ces fameux bras armés de la nuit ont cessé de rigoler depuis le 22 février. De même que les sanguinaires de l'ex-rebellion qui tuaient comme si ôter la vie est un jeu d'enfant. Enfin, on saura tout sur les assassinats  de Benoit Dacoury Tabley, Camara Yéréfè "H", Téhé Emile, l'imam Samassi, du Général Guéï Robert, son épouse...La liste des victimes est si longue! Sur les traces des crimes commis, qui peut parier que les enquêteurs ne butteront pas sur le charnier de Yopougon? 

 

 

 

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 13:32

RHDP 290311-copie-1 J'ai décidé de visiter le côté cour des sujets qui font l'actualité, passionnent les milieux politiques et occupent les "Unes' ces temps ci. Quand bien même le ciel des relations entre le Président de la République Alassane Ouattara et son principal allié le Président Henri Konan Bédié (PDCI-RDA) dégage sérénité et confiance, des esprits malicieux s'évertuent à actionner je ne sais quel diable  qui se cacherait dans une promesse électorale. Il a suffit que le Président de la République complimente son Premier Ministre Guillaume Soro qu'il trouve "excellent' à son poste pour susciter contre lui des boulets de sommations lui enjoignant l'ordre de "remettre" la Primature au PDCI conformément à sa promesse électorale. Et quand Bédié déclare que des "réglages" sont nécessaires pour le bon fonctionnement de l'alliance (le RHDP), des  cadres de son parti, à en croire une certaine presse, se disent prêts à en découdre.

Non, ce poste ne sera pas une pomme de discorde entre Alassane Ouattara et Bédié. Il convient cependant de balayer le malentendu qui existe dans la tête de bon nombre de militants: la Primature ne sera pas offerte comme une récompense au PDCI qui en ferait sa propriété. Le gouvernement de récompense, c'est celui de SORO Guillaume. Le prochain gouvernement sera celui de la rupture. Rien ne se fera comme par le passé. Une chose est acquise; le futur Premier ministre sera issu du PDCI-RDA. La promesse électorale,  le bon sens, l'équité le commandent. Mais quelle personnalité du PDCI pour occuper ce poste dans les années à venir qui seront des années authentiquement Ouattara durant lesquelles le Chef de l'Etat va déployer son audacieux programme de développement économique et social? Un programme dont le succès affichera crânera l'ambition de la Côte d'Ivoire de prendre place dans le cercle des pays émergeants à l'horizon 2020. Alors, qui pour prendre les clés de la "Maison blanche" du Plateau? Ce ne sera pas une personnalité de l'écurie politique traditionnelle du PDCI-RDA, celle à laquelle nous sommes habitués. Le temps des Premiers ministres "champagne" c'est fini. Le successeur de SORO sera soit un Ivoirien ayant le profil de Tidiane THIAM, cet immense bonhomme de 49 ans qui préside depuis octobre 2009 PRUDENTIAL, le premier groupe d'assurance britanique. Soit une Ivoirienne ayant le profil de Mme Safiatou BAH N'DAW, une dame distinguée, à l'apparence fragile, portant une "grosse" tête bien faite et bien structurée.

 

LE 2è SUJET dont raffolent les Ivoiriens porte sur le sort de SORO Guillaume, le futur ex-Premier ministre. SORO est certainement le plus intelligeant des générations FESCI. Un homme exceptionnel qui a sans doute été précoce en tout. Soro, c'est l'audace, le culot, gérés par une grande intelligence, au service d'une généreuse ambition. Passée la crise post-électorale, j'avais souhaité qu'il s'accorde quelques années sabatiques qu'il passerait dans une université prestigieuse pour s'instruire, se former davantage afin d'être apte pour les rendez-vous du futur. Mais, puisqu'il a choisi de rester dans le landerneau militaro-politique, je vois son avenir en pointillé. Mais gardez-vous de le jeter, il tombe toujours sur ses pieds. En tout cas, le RDR commettra une grosse faute politique en le propulsant au perchoir de l'Assemblée Nationale, le Temple de la démocratie. Le seul temple qui ne s'obtient pas au bout du fusil.

 

 

 LE 3è SUJET, d'indignation celui là, est la posture observée par les pro-Gbagbo (l'ex-majorité présidentielle) pendant la CAN 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale. Il se raconte que les partisans de l'ex- président battu dans les urnes avant d'être chassé du pouvoir par la force avaient aquis des lots de maillots et quantité de gadgets aux couleurs et effigies des BLACK STARS dans la perspective d'une finale GHANA/CÔTE D'IVOIRE. En clair, ils supporteraient les BLACK STARS du Ghana contre les ELEPHANTS de Côte d'Ivoire si ce cas de figure se présentait. Les journaux, bien qu'étant au fait de ce que les ex-LMP tramaient contre les pachidermes, n'ont pas du tout ou suffisamment communiqué là-dessus. Dommage! Voici des Ivoiriens qui ne sont patriotes qu'à la seule et unique condition qu'ils soient au pouvoir. L'information n'est pas banale! Les journaux ont manqué une bonne occasion  d'informer.

 

 

ENFIN, LE 4è SUJET restera d'actualité aussi longtemps que dans certains bourgs et faubourgs, les populations n'auront pas compris et accepté que les FRCI, c'est l'armée nationale de Côte d'Ivoire baptisée FORCES REPUBLICAINES DE CÔTE D'IVOIRE. Une chose est à remarquer: les zones dont les jeunes se sont insurgés contre la présence des FRCI sont des ex-bastions du PDCI qui ont massivement voté pour le candidat de LMP au 1er tour de l'élection présidentielle de 2010 au détriment du Président Bédié avant de voter contre le candidat du RHDP au 2è tour. De sources concordantes dignes de foi, les jeunes de ces zones reçoivent leurs mots d'ordre de provocations et de sabotage du Ghana, siège des radicaux du FPI en exil. Tout acte de provocation des soldats FRCI suivi de violences meurtrières est consécutif à des réunions d'Etat-major des caciques FPI installés au pays de J.J.Rowlings qui leur prête des oreilles attentives sinon complices, soutiennent nos sources. La stratégie des refondateurs du Ghana consiste à créer par ci par là autant de foyers de tension en faisant croire à une jeunesse intoxiquée que les FRCI ne sont rien d'autres que la milice de Ouattara. Les jeunes insurgés de Kotobi et d'Arrah ont clairement dit cela dans un discours imbibé de haine ethnique. Le Ministre délégué à la Défense, en pompier de service court partout pour éteindre les feux; cependant, sa bonne volonté et sa promptitude à se rendre sur les lieux ne suffiront pas car ces incidents avec mort d'hommes ne sont pas des faits divers. Lorsqu'on entend des manifestants dire que " c'est Gbagbo  le président ici", "on ne veut pas de soldats FRCI sur notre terre", c'est que l'affaire est politique; et elle doit être traitée comme telle. Ne nous trompons pas, l'ennemi avance masqué. Pour faire échec à la stratégie diabolique des combattants de l'ombre à la solde du FPI, je préconise deux actions d'envergure en direction des régions concernées.

1. L'Action militaire . Il s'agira de  Déployer les Forces dans les zones rigoureusement identifiées comme dangereuses, ce, sans préavis. Objectif: désarmement systématique et ramassage des armes.

2. L'action politique. Il faut donner son sens à la fonction politique et administrative. Il nous est difficile d'admettre que des actes aussi graves se soient produits à Vavoua, Sikensi, Kotobi, Lopou, Arrah pour ne citer que les plus récents, à l'insu des élus (députés,maires, conseillers généraux, responsables de partis), des administrateurs (Préfets,Sous-Préfets, Rois, Chefs de village), des responsables locaux de la Sécurité( armée, gendarmerie, police). Que tout ce monde que nous croyons au service de l'Etat et de la collectivité ne sache rien de ce qui se trame contre le pouvoir sur leur territoire, voilà qui est inquiétant surtout que les incidents en question ne surviennent pas spontannément. Leurs auteurs reçoivent même des financements. Les autorités régionales, départementales doivent installer à leur niveau un système d'alerte précoce. C'est un impératif du moment. La situation appelle un traitement politique pour lequel la mobilisation des partis membres du RHDP est nécessaire. La guerre a changé de visage, elle n'est pas finie. 

 

  

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:30

LIDER-20-2-.jpg Mamadou Koulibaly est un homme dangereux. On n'en parlerait pas s'il l'était pour lui seul. Le problème, c'est qu'il l'est plus pour les autres que pour lui-même.Président de l'Assemblée nationale pendant la législature 2000-2005, dauphin constitutionnel à ce titre, 3é vice-président du FPI, puis président par intérim de ce parti,Mamadou Koulibaly a démissionné  du FPI au motif que ses camarades refusent de changer en l'absence de Laurent Gbagbo, leur mentor retenu dans les liens de la justice à korhogo. Mamadou Koulibaly pose des actes et parle beaucoup.Le temps passe et l'observateur pointu s'interroge: quelle est la différence entre Mamadou Koulibaly et ses camarades qu'il accuse d'immobilisme doctrinal ? La réponse est claire, nette: c'est que les autres refusent de mentir autrement alors que Koulibaly, adepte du mensonge et du faux comme savent l'être les inconditionnels de Laurent et Simone Gbagbo, veut tromper la communauté nationle et internationale en s'y prenant autrement.

 Mamadou Koulibaly démeure FPI, un parti menteur,stalinien,despote. La nouvelle donne politique nationale adoubée à l'extérieur le contraint au camouflage. Et le voici, obligé d'avancer masqué. Le masque? Un nouveau parti politique au nom de baptême respectable qui n'évoque surtout pas les combats et les violences d'un quelconque front. Le nouveau parti doit être fréquentable dès sa naissance et 

 pourquoi ne porterait-il pas les ambitions de son fondateur? Gbagbo est à Korhogo, dans les liens de la justice; il laisse à Abidjan une place de leader. Comme Mamadou rêve d'occuper cette place de LEADER, il doit se confondre avec son parti et celui-ci s'appellera LIDER (Liberté et Démocratie pour la République)

 Fondamentalement, Koulibaly ne change pas. En 2000, alors que le FPI inaugurait son régime de sang et de pleurs avec le charnier de Yopougon, c'est lui qui a rejeté en bloc les faits, en accusant au contraire le Président Ouattara d'avoir ramassé les cadavres qui jonchaient les rues d'Abidjan, d'en avoir fait un tas quelque part à Yopougon, et de crier ensuite au charnier. Un cynisme dans l'imagination qui ne peut surgir d'un cerveau sain que le FPI assume tranquillement. D'ailleurs, c'est cette version du charnier que le parti de Laurent Gbagbo a soutenu effrontement au cours du Forum de réconciliation nationale de 2001, par la voix de Koulibaly dont le front ne sue pas.Mais Koulibaly peut se vanter d'avoir donné le ton car, dix ans plus tard, le FPI et ses affidés ont soutenu que le sang qui a coulé des corps des sept femmes abattus à Abobo par des obus lancés dans la foule des militantes du RDR était du bissap, cette boisson à la couleur rouge-sang que font les femmes d'ici. Or donc, ces femmes martyres, tombées sur le macadam ,victimes des escadrons blindés de Laurent Gbagbo, se livraient à un simulacre. Comment les gens du Front Populaire Ivoiriens ont pu dire ça? Koulibaly leur a enseigné l'art du mensonge insoutenable avec le charnier de Yopougon. De nos jours, à deux mois des élections législatives, ce triste comédien, en compagnie de son masque lider, écume les communes d'Abidjan pour dire n'importe quoi. A propos des élections présidentielles et la crise qui s'en est suivie, lisez plutot ce qu'il a dit à Gonzagville, un village de la commune de Port-Bouët: " Les palabres inutiles ont entrainé la Côte d'Ivoire dans la guerre et causé la mort de milliers d'Ivoiriens". Pour le vice-président du FPI, "les élections sont des palabres inutiles" surtout quand son parti les perd.Quant à la guerre post-électorale imposée aux Ivoiriens par les mauvais perdants, Koulibaly l'impute "au refus de dialoguer des deux camps en conflit......Il n'y a pas un camp qui a raison sur l'autre.....Ici la politique est venu nous mélanger..". Le déni de démocratie est flagrant.

Mamadou Koulibaly n'est pas ce qu'il prétend être. C'est un despote qui s'agite dans les filets de ses troubles saisonniers.Son beau sourire cache mal un coeur et un cerveau laids. Son camarade du FPI, Michel Amani N'guessan, nous donne raison quand il dit: " Koulibaly a changé de chambre, il n'a pas  quitté la maison" . Avis aux diplomates! Qui croient voir en cet homme une colombe éprise de Liberté et de Démocratie pour la République./.

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 20:36

Premier conseil Ministres Gouv Ado 03062011 8 Une telle éventualité n'est pas à exclure d'emblée. Les hommes de Soro Guillaume, secrétaire général des Forces Nouvelles(ex-rébellion) n'entendent pas s'arrêter en si bon chemin. A la suite du coup d'Etat manqué du 19 novembre 2002 contre le régime de Laurent Gbagbo, le mouvement politico-militaire qui avait fini par créer un kyste au nord de la Côte d'Ivoire, se voyait légitimer en France où, en compagnie des partis politiques significatifs, il participa à la rencontre inter-ivoirienne de Marcoussi, une banlieue de la capitale française. Depuis ces moments historiques, les personnalités qui composent "la branche politique" de la rébellion ont été de tous les rendez-vous où se discute l'avenir immédiat de la Côte d'Ivoire. Le programme de sortie de crise issu de l'Accord Politique de Ouagadougou (APO) conclu entre les FN et  l'ex-chef de l'Etat passe à une étape tout aussi décisive de son application. En effet, après les élections présidentielles(octobre-novembre 2010) remportées par Alassane Ouattara (54,01%) les chapelles politiques préparent activement les élections législatives qui se dérouleront selon toute vraisemblance en décembre de cette année. Dans ce cadre,quelle posture adopteront Soro Guillaume et ses collaborateurs de "la branche politique", eux qui ont accédé à la respectabilité et à la considération de leurs compatriotes depuis que les différents accords de paix leur ont octroyé des fauteuils de ministre pour les uns et même celui de Premier ministre pour leur chef Soro Guillaume depuis 2007? Ils se prononceront sur la question au cours du conclave qui se tiendra à Bouaké les 10, 11 septembre 2011 à l'initiative de leur Secrétaire général. 

 Entrés en politique par effraction pour la plupart en 2002, ils ne surprendront personne en décidant d'y rester puisqu'ils y sont. La marge pour eux est très mince voire inexistente: c'est choisir de vivre en y restant ou de mourir en sortant. Le Président Alassane Ouattara avait perçu le dilemne qui allait se poser à eux tôt ou tard, lorsque, du haut de la tribune du congrès du RDR en 2008, il a lancé son appel aux cadres politiques et civils de l'ex-rébellion afin que ceux qui le désirent rejoignent les rangs des formations politiques existantes, notamment le Rassemblement des Républicains. La main tendue n'a pas été saisie, du moins à temps. Maintenant que l'histoire s'accélère avec les élections législatives dans deux petits mois, Soro et ses fidèles n'ont pas beaucoup de temps pour se créer des points de chute. Avec la disparition de son armée qui est dissoute dans les Forces Armées Nationales, on peut dire des Forces Nouvelles que le "roi est nu". Emputées de l'aile militaire,elles se réduisent en un mouvement civil vulnérable qui aura à rendre des comptes aux populations des régions du centre, nord et ouest de la Côte d'Ivoire. Aussi seront-ils tentés d'aller à la conquête des sièges de député pour s'abriter demain sous le parapluie de l'immunité parlementaire. Cette éventualité, si elle s'avère inévitable, mettra le feu dans la cohabitation RDR-FN au Nord principalement. Un partage de sièges entre les deux forces est à exclure. Aucun responsable politique du RDR ne voudra faire la passe à un candidat des forces inconstitutionnelles. Le Secrétaire général par intérim de ce parti, Mr Amadou Soumahoro a prévenu: les candidats indépendants seront combattus comme des adversaires. Une sévère mise en garde qui s'adresse aussi aux candidats issus des Forces Nouvelles. Un affrontement électoral entre les Républicains et les Forces Nouvelles reste dans les possibilités.  A moins que les Présidents Ouattara et Bédié autorisent ces derniers à compétir sous la bannière du RHDP, la coalition de partis politiques qui a assuré la victoire d'Alassane Ouattara à l'élection présidentielle. Une victoire parachevée militairement par les Forces Armées des Forces Nouvelles encagoulées en FRCI.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 14:46

images-copie-4.jpgLe Premier ministre Soro Guillaume regarde t-il dans la même direction que le Président Alassane Ouattara pendant qu'un petit pas seulement sépare Laurent Bagbo des geôles de la CPI? Une réponse négative s'impose, même aux sympatisants indécrotables de Soro Guillaume. Le film qui se déroule quotidiennement sous les yeux des Ivoiriens montre un Chef d'Etat au labeur pour la reconstruction et le développement, soucieux de la tranquillité et du bien-être de ses compatriotes. Pour preuve, l'intelligence qu'il investit dans la formation d'une armée nationale républicaine d'une part, les grands travaux d'assainissement de l'environnement et du cadre de vie dans lesquels s'illustre la ministre Anne-Désiré Ouloto surnommée "bulldozer" d'autre part. A l'inverse, les hommes du Premier ministre, comme possédés par une obsession, s'acharnent dans la destruction de l'édifice inachevé. En effet, les hommes de Soro agressent la tranquilité des citoyens; ils volent en bandes armées. Parfois, ils....tuent. De cela, les quotidiens en parlent régulièrement, et ils ne sont pas tous en "bleu". Le journal "Le Patriote" bien introduit dans les petits et grands salons du RDR et surtout très proche du ministre de l'Intérieur, a, dans un encadré percutant, stigmatisé les comportements néfastes, dangereux pour la société, de la cohorte de voyous introduits dans l'armée nationale. Le journal préféré des Républicains en pleure d'écoeurement: " Du soulagement à l'amertume. De la libération à l'aliénation!" (Patriote/ 3532 du 29 août).

Soro Guillaume est Premier ministre; il est le ministre de la Défense. Il voit tout et entend tout. Titulaire d'un poste aussi prestigieux que stratégique, peut-il ignorer que la ville de Bouaké est devenue un parc de véhicules braqués et que ses hommes demandent une somme variant entre 200 000FCFA et 300 000FCFA aux propriétaires qui s'y rendent dans le but de récupérer leurs biens volés? Soro sait tout. Il entend tout. Il ne dit rien. Il ne fait rien. Eloquent sur des intentions qui se heurteront sûrement à la lutte contre l'impunité, le cheval de bataille du Président Ouattara. 

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